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Privés de salaires depuis plusieurs mois, ils ont manifesté devant  la commune de Meknès durant l’assemblée ordinaire du mois de février de la commune. Ils craignent que l’entreprise n’affiche un résultat négatif, déclare faillite et bafoue leurs droits.

Qui peut contenir la colère des 662 salariés de la société de textile Sicome de Meknès ? Pour le moment et 4 mois après leur mise à pied par les responsables de la société, les salariés sans salaire ni indemnité continuent de contester afin de faire entendre leur voix aux responsables. Ils sollicitent une intervention royale et craignent que l’entreprise n’affiche un résultat négatif, déclare faillite et se soustrait ainsi de tout engagement envers eux». En effet, la société a cumulé près de 8 MDH d’impayés au titre des cotisations à la CNSS, outre un crédit bancaire de 2MDH. «Après le changement du nom de ladite entreprise qui s’appelle désormais Sicomek au lieu de Sicome, un grand changement a été opéré au niveau des parts sociales qui sont passées de 49% à 1% pour l’actuel investisseur et dirigeant de l’entreprise et de 51% à 99% en faveur d’un autre actionnaire», explique un responsable syndical. «En plus, la plupart des véhicules de transport et des machines de production ont été transférés à deux autres entreprises affiliées à la société. Le foncier, quant à lui, a été transféré à une autre entreprise», nous confie la même source. Sur un autre registre, dans une lettre adressée au ministère de l’Intérieur, le gouverneur de la ville de Meknès a précisé que la fermeture de l’entreprise Sicome ne s’est pas déroulée dans les conditions juridiques requises.

Vaines promesses
Vendredi dernier, les élus de la commune de Meknès n’ont pas pu entamer les travaux de leur assemblée générale ordinaire du mois de février à cause des manifestations organisées par les salariés devant le siège de la commune au centre-ville. Des centaines de manifestants ont bloqué la totalité des voies qui mènent à la grande salle de la commune. «Les promesses du maire n’ont servi à rien et notre situation est toujours la même. Nous sommes toujours sans revenu pour survivre», déplore une femme qui a travaillé au sein de l’entreprise près de 40 ans. Il faut noter que le maire de la ville de Meknès avait promis aux salariés de la société qu’il allait trouver une solution à la fermeture de leur entreprise et que son conseil allait constituer une commission dédiée pour apporter du soutien auxdits salariés. Pour le moment, la commune a décidé de dédier une enveloppe de 100.000 DH qui servira à leur acheter des denrées alimentaires.


Abdellah Bouanou
Président du Conseil de la ville de Meknès

 La commune n'est pas concernée par ces manifestations puisque les attributions des communes sont bien précisées par la loi. Si les citoyens ont des problèmes concernant l’éclairage public, la propreté ou des infrastructures routières, ils peuvent venir manifester devant la commune, mais cette dernière n'a aucune relation avec les difficultés financières des entreprises de la ville. Bien évidemment, nous avons exprimé la solidarité de la commune et mon engagement, en tant que député, à transférer ce dossier au gouvernement. Mais ce dossier a pris une tournure telle que je m'oblige à ne plus y intervenir.

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