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Lundi 29 janvier, les guides touristiques du royaume ont convergé vers le siège du ministère du Tourisme à Rabat. À voir leur nombre - on parle de plus de 500 manifestants - on comprend que la question de l’article 31 de la loi n° 133-13, modifiant la loi n° 05-12 réglementant la profession de guide de tourisme leur tient à cœur. Ce texte législatif donne droit à un agrément à des candidats qui ne remplissent pas la condition de formation prévue par la même loi mais disposant de compétences acquises sur le terrain. Une mesure qui les inquiète à plus d’un titre. Entrée en vigueur après publication au BO en 2015, cette disposition devait pour autant être abrogée ultérieurement, exactement deux ans après la publication au Bulletin officiel. Un arrêté ministériel datant de 2016 est même venu rétablir les examens d’entrée comme condition sine qua non à l’accès à la profession mais rien n’a été fait. Selon Jamal Saadi, ex-président et membre de la Fédération nationale des guides de tourisme, c’est la formulation de «compétences acquises sur le terrain» qui pose problème. «Nous nous demandons ce que cela signifie. Est-ce que cela renvoie à ce qui est communément appelé faux guides ? Est-ce que toute personne ayant été en contact avec des touristes dans n’importe quelle profession, comme les concierges et les taximen, entre dans cette catégorie ? Cela n’est pas clair et ouvre la voie à la falsification des documents», a-t-il déclaré. En somme, le caractère flou de ces dispositions est à l’origine du mécontentement des guides agrémentés. Un constat exaspéré par la non abrogation de l’article 31, pourtant clairement exprimée par le législateur.

Doléances
D'ailleurs, la Fédération a saisi le tribunal administratif. «Comment est-ce possible que le ministère reconnaisse, même tacitement, les faux guides, alors que cela constitue un cas d’usurpation du titre de guide de tourisme d’un point de vue légal selon article 21 de la loi n° 05-12 ?», se demande Saadi. Cela serait-il suffisant pour que l’article 31 soit officiellement abrogé ? Le temps nous le dira. En tout cas, les guides agrémentés demandent, en plus de la simple application de la loi en vigueur, l’insertion des candidats diplômés. Une insertion conditionnée au passage d’un examen d’entrée. Mardi 30 janvier, un communiqué du ministère de Tourisme, publié suite à la réunion de Mohamed Sajid avec les délégués régionaux n’apportait rien de précis sur le sujet. 


Article 31 de la loi n° 133-13

L’article 2 du Dahir n° 1-14-129 du 31 juillet 2014 précise qu’il «pourra être procédé à la délivrance d’agréments à des personnes ne remplissant pas la condition de formation prévue par l’article 6 de la présente loi, mais disposant de compétences acquises sur le terrain». La délivrance des agréments visés à l’alinéa précédent doit intervenir pendant un délai maximum de deux ans courant à compter de la date de publication au BO.

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