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L’Union marocaine des agents et courtiers d’assurances (UMAC) a adressé une lettre au ministre de l’Économie et des Finances dans laquelle elle fustige l’augmentation de la TVA sur les opérations d’intermédiation de 14% à 20%.

Les dispositions prévues dans la Loi de Finances 2018 ne font pas l'unanimité, en particulier au sein de l'Union marocaine des agents et courtiers d'assurances (UMAC). Ses membres ont adressé une lettre à Mohamed Boussaid, ministre de l'Économie et des finances, pour lui signifier le poids que représenterait le passage de la TVA sur les opérations d'intermédiation en assurances de 14% à 20%.

Le président de l'UMAC, Youssef Bounoual, attire l'attention sur le fait que la profession de l’intermédiation en assurances soit la seule activité économique qui n’ait pas droit à la déduction de la TVA, tout en étant soumise à un taux de 14%. «Longtemps, nous avons attendu la correction de cette situation qui porte atteinte à un principe fondamental de cet impôt indirect, à savoir sa neutralité pour la structure économique», explique l'union. Et de poursuivre : «nous assistons à un projet qui non seulement maintient une situation que nous jugeons injuste mais accentue l’iniquité fiscale dont a toujours souffert notre profession quant au volet de la TVA». Les courtiers marocains se disent ainsi pénalisés par une situation qu'ils qualifient d'«injuste», d'autant plus que «nous appartenons à un secteur de services où l’intégration de la TVA dans nos charges ne saurait en aucun cas compenser la taxe versée». L'UMAC précise néanmoins que sa lettre au ministre se veut uniquement technique, sans allusion aux difficultés grandissantes du secteur qu'une telle mesure viendrait aggraver.

Aussi, l’impact sur les revenus des courtiers n’est pas négligeable : «le passage à une TVA à 20% équivaut à une perte sèche de 5% sur nos marges. Notre secteur n’est pas exonéré et ne bénéficie pas de l’avantage de déductibilité. Toute augmentation fiscale impacte donc directement le chiffre d’affaires des courtiers», s’indigne Youssef Bounoual, qui indique aux Inspirations ÉCO que l’union «s’attend à une réponse du ministre dans la semaine. Nous défendrons nos positions face à un ministre technique qui est de surcroît à l’origine de ce projet de loi, raison pour laquelle nous lui avons envoyé notre lettre technique. Nous avons envoyé une deuxième lettre à Saâd-Eddine El Othmani, en sa qualité de chef de gouvernement, pour lui faire part de notre position». Si la réunion entre les deux parties s’avère infructueuse, l’UMAC se fera entendre au Parlement, au moment du vote de ladite loi de Finances. 

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