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La 30e édition de l'«International Management Seminar», organisé par Diebold Nixdorf du 11 au 13 octobre dernier à Amsterdam, a permis d’explorer l’impact de la digitalisation sur le secteur bancaire. Si la disparition des guichets automatiques et du cash est perçue comme une réalité imminente en Europe, il en est autrement pour le Maroc. Décryptage.

Faut-il fermer les agences bancaires, basculer vers le tout digital et mettre fin au cash ? Bien que ce scénario soit quelque peu invraisemblable dans l’immédiat pour le Maroc, il s'agit d'une réalité pressante dans des marchés plus matures en Europe et aux États-Unis. L’« International Management Seminar » (IMS) de Diebold Nixdorf, organisé par le géant américain du 11 au 13 octobre dernier à Amsterdam, était l’occasion de discuter de l’avenir du secteur dans le monde. Il s’agit de la 30e édition de l’IMS qui avait notamment fait escale à Marrakech en 2009. Les discussions ont principalement porté sur les défis et les opportunités de la digitalisation du secteur bancaire. Selon les différents experts ayant participé au séminaire, la transformation digitale impose des changements à grande échelle du système.

Au Maroc, les institutions financières ne vivent pas toutes la même expérience : d’une part, les nouvelles banques, et celles dont le réseau d’agences demeure modeste, trouvent plus de facilités à opérer le basculement. En revanche, les banques traditionnelles, dont le réseau physique est très bien installé, traînent un passif important dont il sera dur de se débarrasser. Lorsqu’on sait qu’un acteur comme la Banque populaire dispose aujourd’hui d’un réseau de plus de 1.600 agences, la tâche ne devrait en tout cas pas être de tout repos.

Par ailleurs, certains usages ont la peau dure : l’utilisation du cash demeure très importante au Maroc en raison notamment de la prolifération de l’informel, mais également en raison de la faible couverture des terminaux de paiement électronique, notamment dans les commerces de proximité. La frilosité de certaines couches de la société à l’égard de l’utilisation des modes de paiements électroniques est également une réalité. «Le cashless n’est pas à prévoir en Afrique avant au moins une décennie», a déclaré Driss Benchaffai, directeur général chargé de fonctions support et du back-office de CFG Bank, à l’occasion d’une présentation de l’expérience CFG dans le domaine. Ce nouvel acteur du secteur a tout misé sur les nouvelles technologies et la dématérialisation des opérations.

Le challenger dispose aujourd’hui de 12 agences et de 50 guichets automatiques. Il compte à ce jour plus de 11.000 clients. La banque affiche clairement sa volonté de se consacrer au digital, l’investissement dans un réseau d’agences physique n’étant pas inscrit comme priorité. Certains grands opérateurs ne considèrent toutefois pas la disparition des banques physiques comme une fatalité. C’est le cas de la banque hollandaise ING qui voit la véritable transformation bancaire comme une combinaison entre une expérience digitale et humaine. «Nous sommes convaincus que les guichets automatiques sont voués à disparaître dans les 10 prochaines années, toutefois les agences physiques continueront à exister, mais autrement», explique Phillipine Risch, directeur de la branche agences, agents et cash au sein d’ING. Pour ce leader européen, les banques classiques devront changer pour proposer de nouvelles expériences dans un modèle de «Store», rompant avec la vision administrative de la banque et proposant une offre de conseil plus étoffée et plus interactive.

Selon une étude menée en interne par la banque hollandaise, les usagers auront toujours besoin d’un retour à distance de la part d’un conseiller en cas de problème. Par ailleurs, voir des agences physiques renforcerait le sentiment de confiance chez les clients.   


Andy Mates
PDG Diebold Nixdorf

L’Afrique est l’un des marchés les plus intéressants pour nous. On y retrouve des marchés bancaires très développés et d’autres en émergence. La question de l’inclusion financière est toujours d’actualité. Certains pays ont encore l’opportunité de passer outre certaines technologies aujourd’hui en cours d’obsolescence. Le mobile est un sujet d’une grande importance dans ces pays. En réalité, c’est un thème beaucoup plus important dans l’Afrique qu’il ne l’est dans d’autres pays du monde. Pour nous, il s’agit d’une opportunité d’affaires extrêmement intéressante que ce soit dans l’Afrique du Nord, dans l’Afrique subsaharienne ou en Afrique du Sud. Nous voulons le faire avec nos propres ressources, mais aussi avec des partenaires en vue d’intégrer les communautés locales dans cette dynamique.

Christian Weisser
Vice-président et directeur général Europe, Moyen-Orient et Afrique Diebold Nixdorf

Nous ne pouvons être qu’en admiration lorsque nous regardons le développement dans les pays africains et notamment la vitesse à laquelle l’intégration des nouvelles technologies se fait. Le marché du Maghreb et en particulier celui du Maroc est un marché qui grandira très vite. Nous pouvons aider avec des technologies qui ont atteint une certaine maturité dans les pays de l’Europe de l’Ouest. Je pense notamment à la nouvelle génération de guichet automatique «Automated Teller Safe» qui est en réalité une technologie assez mature dans des pays comme l’Allemagne, mais qui pourrait aider à transformer le réseau d’agences physiques en agences de nouvelles technologies. Nous disposons également de technologies innovantes qui peuvent aider à la transformation de ces antennes physiques.


Un guichet sur trois au monde est Diebold Nixdorf

Diebold, leader américain et mondial dans la conception d’automates bancaires, de caisses automatiques et de services et logiciels financiers, a concrétisé l’opération de rachat de son concurrent allemand Wincor Nixdorf, le 15 août 2016. La nouvelle entité porte officiellement le nom de «Diebold Nixdorf», et ambitionne de s’imposer comme la référence mondiale dans son domaine d’expertise. La firme est aujourd’hui partenaire de 90 institutions financières parmi le top 100 mondial. Plus de 75 millions de personnes sont en contact quotidiennement avec la technologie de Diebold Nixdorf. Un guichet automatique sur trois au monde est un guichet Diebold Nixdorf.

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