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Driss Benomar, Président du think tank Atlantis et de l’Africa Security Forum 2017

L’ASF 2017 se tiendra à Casablanca du 8 au 10 octobre. Plus de 350 experts de par le monde s’y sont donné rendez-vous pour débattre de terrorisme, de criminalité transnationale et de coopération interafricaine. Driss Benomar, président du forum et du think tank Atlantis, nous en explique les objectifs.

Les Inspirations ÉCO : En quoi consiste l’édition 2017 de l’Africa Security Forum?
Driss Benomar : L’ASF 2017, organisé conjointement avec le Forum international des technologies de la sécurité (FITS) sous l’égide du ministère français de l’Intérieur se tient en principe chaque année et propose des thèmes pertinents et d'actualité aux professionnels et experts internationaux des questions sécuritaires, il s'agit d'une plateforme d'échanges et de débats au profit d'auditeurs venus de tout le continent. Fidèle aux objectifs du think tank Atlantis, dont il est la partie visible et partagée avec un plus grand nombre, il veut permettre d'initier des pistes de solutions, l'émergence d'idées nouvelles, la perception de ce qui pourrait être une action commune pour les décideurs du continent africain. Cette année, organisé autour de trois thématiques interdépendantes, le forum souhaite faire le constat de deux grandes problématiques et de la difficulté d'y apporter d'une manière globale des réponses pertinentes, pour voir dans un troisième temps comment proposer un axe de réponse opérationnel porté par les organisations sous régionales ou régionales. Ainsi, nous évoquerons le cyberespace où se développent sans véritable contrôle des idées radicales, politiques, économiques, religieuses puis le phénomène de la migration dans son ensemble, qui certes est une problématique pénalisante puisqu'il organise l'exode qui profite au crime organisé et aux mafias mais qui peut également être aussi au sein d'un même bassin ethnique une source de développement et de renforcement capacitaire pour certaines régions. Enfin, la coopération transnationale face à ces problématiques sera évoquée autour du principe de mutualisation.

Ce sont là les thèmes qui seront traités durant le forum…
Ces questions définissent une partie des nouveaux défis que l’Afrique doit relever pour se prémunir efficacement contre les risques de terrorisme, de radicalisation et de criminalité dans son ensemble. Tout d'abord pour elle-même car nous avons vu et voyons encore les ravages humains que l'utilisation détournée des «médias» a pu engendrer en interne et dont nous relevons aussi les effets collatéraux déclenchés à l'extérieur du continent. Les experts et observateurs internationaux ont clairement identifié le cyberespace comme étant l’un des principaux vecteurs et terreaux des radicalisations des organisations terroristes, mafieuses ou des mouvements politiques extrémistes valorisés par la relative perméabilité des frontières, les flux migratoires massifs, la réalité des communautés sur le Net. À l'évidence, ceci met à disposition du «crime organisé» au niveau mondial un réseau opérationnel actif d'une part et en construction d'autre part, qui ainsi peut étendre ses tentacules et c’est justement pour évoquer ces questions à l'échelle du continent que plus de 350 experts, hauts responsables et décideurs opérationnels et stratégiques africains feront le déplacement à Casablanca, du 8 au 10 octobre prochain.

Comment la coopération interafricaine peut-elle contribuer à maîtriser ces risques?
Il nous apparaît comme évident que si l'Afrique est consciente de ces menaces à court, moyen et long termes, elle n'en est pas moins confrontée à une multitude de problèmes liés à son développement énergique, qui forcément génère des espaces intellectuels ou géographiques «moins couverts» non par manque d'intérêt mais par la cruelle réalité des priorités de traitement des problèmes. Face à ces défis, il nous semble que seul la volonté affirmée de lutter ensemble permettra de mutualiser des moyens humains, intellectuels, organisationnels et financiers organisés régionalement (peut-être) portés par une résolution prise au sein de ces organisations, cautionnées par l'UA et appuyées par la communauté internationale.

Quel rôle le Maroc aspire-t-il à jouer dans cette configuration?
Il ne nous appartient pas en tant que structure privée et indépendante de nous prononcer sur la place ou le rôle que notre pays pourrait tenir. Notre vision veut rester continentale, mais il n'en reste pas moins que les actions menées par Sa Majesté le Roi et notre diplomatie, le retour du Maroc au sein de l'Union Africaine et la mission qui lui a été confiée, clairement concernée par l'un de nos thèmes, est un atout pour nous qui nous offre une très belle caisse de résonance continentale.

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