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Necotrans, groupe français spécialisé dans la logistique portuaire perd du terrain sur l’échiquier mondial et s’effondre sous le poids de ses dettes (200 millions d’euros). TMSA figure parmi les repreneurs retenus.

C’est une année sordide pour le groupe français Necotrans, spécialiste international de la logistique portuaire. Ces 200 millions d’euros de dettes ont fini par le faire flancher, et l’hypothèse de la cession des actifs se confirme de plus en plus. Parmi les repreneurs potentiels, TMSA (Agence spéciale de Tanger Med) s'est imposée dans la liste des 20 entités intéressées par l'ancrage africain que Necotrans a bâti depuis sa création en 1980 par la famille Talbot. Ancrage que l'Agence marocaine construit au fur et à mesure des partenariats signés avec ses voisins africains en vue d'élargir sa plateforme logistique et positionner le Maroc comme acteur incontournable du continent pour ce qui est du transport maritime de marchandises. Les négociations seraient bien avancées depuis que le Tribunal de commerce de Paris a repris l'affaire des mains de la banque d'affaires Rothschild, initialement désignée par les actionnaires pour piloter l'opération de cession.

Selon des sources proches du dossier, les conditions mutuellement acceptées par les deux parties seraient la formulation d'une offre collective afin de minimiser les risques pour le ou les futurs acquéreurs. Si cette opération se concrétise, TMSA gagnerait un surcroît de puissance qui lui permettrait de tenir davantage tête à des opérateurs d'envergure internationale tels que le groupe Bolloré, Mitsui et CMA CGM. De plus, l'ancrage africain potentiel dont TMSA pourrait bénéficier comprend des pays aussi stratégiques que le Cameroun. En effet, le groupe français risque fort bien d'être retiré du groupement désigné adjudicataire du contrat de concession du terminal polyvalent du port en eau profonde de Kribi, construit dans le sud du Cameroun. Dans une correspondance adressée aux services du premier ministre français, le secrétaire général camerounais, Ferdinand Ngoh Ngoh, a convié son homologue à constater ce qu'il considère comme étant une «carence du groupement Necotrans/KPMO et proposé par la suite des solutions alternatives pour un démarrage rapide des activités» sur le terminal en question.

À l'évidence, le Cameroun doute de la solvabilité de Necotrans, ce qui l'a motivé à demander la liquidation judiciaire partielle de ses actifs en France et en Afrique. Les informations qui ont fuité concernant cette cession partielle concernent notamment le groupe Bolloré qui aurait proposé 600.000 euros pour le rachat des actifs de Necotrans en France et ceux de la société Transisud, SEA-Invest qui aurait mis 6 millions d'euros sur la table pour récupérer les actifs au Sénégal et Nectar Group qui serait prêt à investir 3 millions d'euros pour les actifs de Necotrans au Togo et au Congo Brazzaville. À l'heure actuelle, aucune information sur l'offre de TMSA n'a été partagée. Pour rappel, le groupe français, présent au Maroc depuis 2012, emploie quelque 4.500 salariés dans le monde et justifie d'un ancrage riche d'une trentaine de pays, dont une vingtaine en Afrique.  

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