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Hatim Rih vient d'être élu nouveau président du Centre des jeunes dirigeants (CJD). Il introduit le concept d’entrepreneuriat de la connaissance comme projet de mandat de deux ans. Son programme d’actions commence par la démystification de cette nouvelle thématique.

«Au-delà du thème du mandat, je rappelle que le Centre des jeunes dirigeants (CJD) a pour vocation d’être un agitateur d’idées, d’alimenter les réflexions, d’expérimenter, d’influencer les décisions économiques, politiques et sociales au Maroc. C’est donc dans ce cadre que nous allons aborder ce thème spécifique de l’entreprenariat de la connaissance». C’est en ces mots que le nouveau président présente le centre qu’il présidera au cours des années à venir (2017-2019). Fraîchement élu à la tête du CJD, Hatim Rih, ingénieur en informatique et lauréat de la York University de Toronto (YUT) introduit le concept innovant de l’entrepreneuriat de la connaissance qu’il a déjà institué comme «projet de mandat». Vulgarisation oblige, il préfère s’assigner d’emblée comme objectif d’expliquer ce que signifie et représente l’entreprenariat de la connaissance. «Ce concept peut se résumer en une nouvelle approche qui peut changer la vision de nos entreprises. Une approche tournée vers la génération de plus de valeur ajoutée et non seulement vers la réduction des coûts ou une compétitivité purement économique. Les opérateurs doivent intégrer les mini-révolutions récentes, qu’elles soient d’ordre technologiques ou sociales ainsi que de s’orienter vers de la recherche et développement, l’innovation et la formation des collaborateurs», nous explique-t-il.

Feuille de route
De la réduction des coûts, comme priorité principale des opérateurs à l’intégration des révolutions technologiques et sociale, il y a une transition à réaliser. Pour jouer un rôle dans cette transition, Hatim Rih choisit de mettre en lien les entreprises et les centres de R&D. «Le Maroc possède quelques centres de recherche et d’innovation qu’il convient de mettre sous le feu des projecteurs et à l’honneur. Il faut encourager, de manière beaucoup plus significative, un rapprochement entre ces entités et les porteurs de projets», poursuit-il. Sur le long terme, cela pourrait créer une synergie positive des deux côtés, surtout si les entreprises, pense le président, consacrent plus d’importance au volet Recherche & Développement, Innovation dans leur stratégie de développement. Comment le CJD pense y arriver ? «En sensibilisant les décideurs afin d’adopter une politique audacieuse capable d’insuffler une montée en puissance significative de la recherche et de l’innovation dans le tissu économique marocain», répond Rih. Le président se dit même prêt à convier des intervenants spécialisés et des décideurs «afin de discuter et d’affiner les scenarii qui se profilent pour notre avenir commun. Ce travail n’avait pas pu être fait lors des révolutions précédentes. Cette fois-ci c’est possible», conclut-il.

Livre blanc
Au menu, un livre blanc est en cours de préparation afin de démystifier «l’entreprenariat de la connaissance». En ce qui concerne la R&D, un centre de recherche et d’innovation marocain a déjà été approché afin d’accueillir les porteurs de projets. De surcroît, une série de tables rondes est programmée et devra aboutir à une publication destinée aux décideurs qui présente une vision synthétique de l’entreprenariat au Maroc et des scenarii pratiques de développement.


L’axe «connaissance» est prioritaire

Hatim Rih
Président du Centre des jeunes  dirigeants

Les Inspirations ÉCO :  Quels sont les obstacles au développement de l'entrepreneuriat au Maroc ?  
Hatim Rih : Nous avons constaté, au cours des dernières années, une synergie remarquable qui s’est créée au sein du tissu économique, et plus spécifiquement entrepreneurial marocain, avec l’éclosion d’un écosystème qui vient en support aux entrepreneurs. Des initiatives publiques telles que les CRI et Maroc PME, ou privées via différentes fondations et les Technoparcs, pour n’en citer que quelques-uns, sont de véritables piliers pour le développement de l’entreprenariat au Maroc. Néanmoins, l’accès au marché et le financement sont des axes qui nécessitent encore des efforts en vue de garantir un bon démarrage de l’activité de nouvelles entreprises et la pérennisation de l’activité de celles existantes. Introduire des outils de financement alternatifs, tels que le «crowdfunding», et la création d’un statut «Startup» avec des incitations fiscales et un cadre juridique et légal, qui facilite non seulement l’investissement mais également le désinvestissement, peut permettre de surmonter ces obstacles.  

Quelles seront vos priorités au cours de votre mandat ?
Une performance ne prend toute sa dimension que quand elle est non seulement économique, mais également sociale, sociétale et environnementale. Une priorité majeure pour nous est celle de faire émerger une nouvelle voie pour nos entreprises. Des entreprises qui intègrent l’axe «connaissance» dans leur vision stratégique et lui allouent les ressources nécessaires avec comme priorité la Recherche et Développement, l’innovation et la valorisation du capital humain.

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