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Le management de Centrale Laitière Danone a réagi au mouvement social que connaissent certaines de ses agences commerciales, qui affecte la bonne marche des livraisons depuis le début du mois.

Ambiance tendue chez Centrale Laitière Danone. Des salariés ont décidé de faire valoir leur droit de grève en réaction à ce qu’ils considèrent comme «des décisions prises unilatéralement qui visent à réduire significativement leurs revenus». Bouchta Mkhalfa, membre du bureau exécutif de la CDT et chargé de ce dossier par les salariés grévistes, explique aux Inspirations ÉCO que «Centrale Laitière Danone est engagé, depuis janvier 2017, dans une réorganisation de ses processus de distribution. Le problème est que cette réorganisation pénalise lourdement les salariés. Le changement du système de rémunération variable pourra impacter les revenus à hauteur de 1.500 DH par salarié, parfois 2.000. C’est cette variable-là qui permettait aux travailleurs de payer leurs traites et de vivre décemment». Et de poursuivre: «Centrale Laitière Danone a présenté aux partenaires sociaux un projet dont la forme ne correspondait pas du tout au fond». Résultat: plusieurs centrales commerciales sont à l’arrêt et le processus de distribution davantage amoindri au niveau de ses effectifs, rendant ainsi la tâche encore plus difficile au groupe pour assurer l’alimentation en pavés de lait de son circuit de commerçants.

Le management Centrale Laitière Danone, joint par les Inspirations ÉCO, n’a pas tardé à réagir. Les responsables expliquent la position du groupe quant aux évolutions que connaît ce mouvement social etdéclarent que le groupe «fait face à une panne de croissance. Le modèle de distribution, initialement conçu pour répondre au défi d'accroissement du nombre de clients, a atteint ses limites». Cela a mené Centrale Laitière Danone à adopter une stratégie pour sauver son «modèle de distribution, fort d’une couverture géographique unique à plus de 78.000 épiciers visités chaque jour. Cette couverture a toujours été un atout majeur et a dû évoluer pour mieux répondre aux besoins des épiciers et des consommateurs, et donc générer davantage de croissance dans le point de vente, dans un contexte de marché à faible croissance et de ralentissement économique», poursuit le management.

Pour ce faire, le groupe a dû s’engager dans un projet de transformation de sa force de vente et de logistique au niveau national «qui a pour objectif de la doter du meilleur système de distribution du pays, avec une professionnalisation des équipes, un renforcement des compétences commerciales et une meilleure efficacité opérationnelle», poursuit Centrale Laitière Danone. Or, les responsables soutiennent, contrairement à ce qu’avance le délégué syndical, que les détails de ce projet ont été validés et adoptés par le Comité d’entreprise (CE) et par la Commission intersyndicale (CIS) le 12 janvier 2017 «dans un esprit de dialogue social ouvert, transparent et constructif après un plusieurs de rounds de consultation et de négociation, puis concrétisé par la signature d’un protocole d’accord, le 17 avril 2017, par les trois syndicats représentés dans la CIS: la CDT, l'UMT et l'UGTM». Pourquoi ce projet provoque-t-il donc l’ire de la centrale syndicale alors qu’elle l’a validé par deux fois, en janvier et en avril derniers? Le management de Centrale Laitière Danone confie que des expériences pilotes avaient été menées dans les villes de Tanger, Marrakech et Larache et les résultats obtenus semblent encourageants avec 6 points de croissance observés depuis la mise en application de ladite réorganisation. Aussi, sur les 32 sites qui composent la force de distribution du groupe, seules 5 sont en grève avec 50% des effectifs toujours en poste. Pour autant, les deux parties sont en dialogue dans le cadre de réunions entre le management et les grévistes afin de trouver une solution négociée à même de débloquer la situation,et de permettre de retrouver une activité de distribution normale. 

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