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Royal Air Maroc a annoncé la suspension de ses vols qui, à travers Doha, desservent les pays concernés par la crise diplomatique avec le Qatar.

C’était prévisible. Royal Air Maroc (RAM) a annoncé la suspension de l'ensemble des vols reliant Doha (Qatar) aux Émirats arabes unis, à l'Arabie saoudite, au Yémen, aux Maldives, à Bahreïn et à l'Égypte. La crise diplomatique que connaît la région a fini par avoir raison des réseaux aériens, les obligeant à adopter une nouvelle configuration qui exclut toute escale à l’aéroport de Doha. Toutefois, le management de RAM précise, dans un communiqué, que «que seuls sont concernés les vols vers et en provenance de ces six pays avec escale à Doha, la ligne aérienne entre Casablanca et Doha étant quant à elle opérationnelle». Ainsi, la ligne Casablanca-Doha ne souffrira d’aucune réorganisation d’urgence, étant donné que les relations diplomatiques entre le Maroc et le Qatar ne sont pas suspendues. Les liaisons aériennes sont ainsi maintenues.

Par ailleurs, les vols directs assurés par la compagnie nationale reliant le royaume à l’Égypte et à l’Arabie saoudite opéreront normalement. «Royal Air Maroc invite les clients qui sont programmés sur les prochains vols vers ou en provenance de ces destinations à prendre contact avec les services de la compagnie pour se renseigner sur les dispositions mises en place à ce sujet», poursuit le communiqué.

Pour l’heure, la compagnie ne souhaite pas communiquer sur l’impact financier qu’aura cette réorganisation des points d’escale. Les coûts supplémentaires à engager pour maintenir les dessertes dans un contexte non-optimisé se répercuteront sur les performances et la compétitivité de l’opérateur. Et le pire est à venir. Alors que Qatar Airways organise des vols charter pour rapatrier ses passagers depuis Djeddah, après avoir perdu sa licence en Arabie saoudite (retirée par la direction de l’aviation civile saoudienne), la situation empire avec l’application de mesures similaires par Bahreïn, l'alignement de la Mauritanie sur les positions de l’Arabie saoudite et la réduction par la Jordanie du niveau de sa représentation. Frost and Sullivan, cabinet d'audit sectoriel et spécialiste des analyses de marchés, l'un des premiers à s'intéresser au volet financier de la situation, estime que Qatar Airways pourrait perdre près de 250 millions de dollars d'ici la fin de l’année à cause des annulations de vols directs et du re-routage des vols traversant les espaces aériens désormais interdits dans la région, en particulier l’Arabie saoudite, voisine, qui oblige de fait les avions de la compagnie qatarie à survoler l’Iran. RAM sera-t-elle affectée dans ces proportions? Pas sûr, puisque la compagnie nationale n'occupe pas la même position qu'Emirates Airlines et Etihad Airways, qui sont déjà engagées dans des pertes de l’ordre de 10% chaque jour.

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