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Khalid Cheddadi, Président-directeur général de la CIMR

2017 est une année charnière pour la CIMR. De grands projets sont en vue après la transformation de la CIMR en société de retraite. Dans cet entretien, son PDG, Khalid Cheddadi, revient sur les performances affichées en 2016 ainsi que sur les principaux chantiers pour l’année en cours.

Les Inspirations ÉCO: En termes d’activités et de résultats, comment s’est déroulée l’année 2016 pour la CIMR?
Khalid Cheddadi : 2016 a été une excellente année en termes de résultats puisque notre excédent d’exploitation a atteint 4,7 MMDH, en progression de 17%. En termes de fondamentaux toujours, nous avons des produits techniques qui ont augmenté de 14% à 7,7 MMDH, ainsi que des revenus financiers qui se sont hissés de 28% pour atteindre 2,7 MMDH. Sur le plan de l’activité, nous avons pu enregistrer près de 650 nouvelles adhésions d’entreprises, et le nombre d’actifs cotisants a progressé de 4,2% pour atteindre 333.000. Pour ce qui est de nos prestations, nous avons servi un montant de 3,8 MMDH de pensions à nos 164.000 retraités. Par ailleurs, afin de mesurer la santé du régime, nous avons établi, comme chaque année, un bilan actuariel. Les conclusions tirées de ce dernier confirment la pérennité du régime de la CIMR, avec une bonne tenue de la réserve de prévoyance qui témoigne du confort du régime. En effet, nous avons constaté une augmentation de la réserve de prévoyance, atteignant 44,7 MMDH, ce qui représente à peu près dix années de prestations.

Une hausse des radiations a été enregistrée en 2016, comment expliquez-vous cette évolution?
La hausse des radiations résulte des moyens entrepris par la caisse pour défendre le droit des salariés. En effet, dès qu’une entreprise ne paie plus ses cotisations, on déclenche une procédure de radiation, accompagnée d’une réclamation d’indemnités. Le but étant de faire pression sur les entreprises pour régler leurs dus rapidement, car plus il y a retard à engager une procédure et réclamer les contributions, plus les chances de les récupérer diminuent. Nous procédons ainsi de manière rapide dans la réclamation des cotisations, et c’est ce qui explique que le nombre de radiation augmente. Mais il faut noter toutefois que 85% des entreprises radiées finissent par revenir sur la radiation et reprendre leur adhésion. Statutairement, les adhérents ont 45 jours pour régler leurs contributions; si cette période est dépassée, nous entamons les procédures qui vont vers la radiation. Celles-ci durent environ six mois.

Comment se porte votre portefeuille de titres?
Le portefeuille CIMR était estimé, au 31 décembre 2016, à 53,491 MMDH en valeur de marché. À fin 2016, les produits du patrimoine et plus-values nets des charges, pertes, dotations et reprises sur provisions pour dépréciation de titres se sont élevés à 3,388 MMDH contre 2,765 MMDH en 2015, enregistrant ainsi une hausse de 622,75 MDH, soit une augmentation de 22,5%.

Quelles sont vos perspectives pour l’année 2017?
Sur le plan de l'activité, nous avons entamé l’année par l’enregistrement de la hausse des adhésions, tant en nombre d’entreprises qu’en nombre de salariés, mais aussi des montants de contribution. Pour le reste de l’année, nous avons de grands projets en vuesuite à la transformation de la CIMR en société de retraite, notamment en ce qui concerne l’ouverture à l’adhésion des particuliers, avec un nouveau produit baptisé «Al Moustakbal Individuel». Cette offre sera gérée sous deux formes, une complètement individuelle qui sera gérée de manière entièrement digitalisée et une autre forme dédiée aux agrégateurs ou fédérateurs. Ce produit est un très grand chantier pour nous.

La CIMR a changé de statut, quels en sont les principaux apports ?
Les apports sont multiples, mais le plus important, c’est que nous disposons dorénavant d’un statut qui correspond davantage à notre activité d’institution de retraite. Le statut d’association dont nous disposions nous était reprochable -à juste titre- car c’est un statut qui n’est pas spécifique à notre activité. Le deuxième point, c’est que ce nouveau statut de mutuelle de retraite est adossé à la loi 64-12 qui définit un certains nombre de règles de fonctionnement du régime de retraite. La plupart des règles étaient conformes à notre fonctionnement précédent, certaines ont été introduites et ont fait l’objet de modification dans nos nouveaux statuts. Le troisième élément important, c’est que le régime sera soumis au contrôle de l’Autorité des assurances et de la prévoyance sociale.

Vous avez annoncé un partenariat avec Cosumar pour l’offre Al Moustakbal. Comment s’articule cet accord ?
Cosumar va adhérer à l’offre Al Moustakbal Individuel au nom des agriculteurs. Elle va ainsi effectuer des prélèvements sur les montants qu’elle leur doit, quand ces derniers lui vendent de la betterave, pour le verser ensuite à la CIMR. Autrement dit, Cosumar sera l’intermédiaire entre les agriculteurs et la CIMR. Il s’agit ici d’un adhérent agissant pour le compte de membres non salariés.

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