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26-04-2017 16:18

26-04-2017

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À l’occasion de la présentation de ses résultats annuels 2016, CIH Bank a annoncé la finalisation de la création de sa banque participative sous une nouvelle marque commerciale: Umnia Bank.

Vendredi dernier, dès l’entame de la conférence de présentation des résultats annuels 2016 de CIH Bank, le ton était donné. «Avec nos partenaires, la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et la Qatar International Islamic Bank (QNB), nous venons de boucler aujourd’hui même la constitution juridique de notre filiale dédiée au projet de banque participative», annonçait d’emblée Ahmed Rahhou, PDG de CIH Bank.

Le suspense sera maintenu jusqu’à la fin de la rencontre, au moment de dévoiler aux journalistes et analystes de la place le nom de la nouvelle filiale: Umnia Bank (qui veut dire «souhait» en arabe littéraire). Le choix de cette marque commerciale, explique Rahhou, répond au souci de satisfaction des attentes sur ce créneau précisément. Dotée d’une structure duale avec directoire et conseil de surveillance, Umnia Bank entend tisser son réseau d’agences dans les principales villes du royaume. «Le projet est à un stade bien avancé sur plusieurs volets: IT, communication, agences, siège, recrutement, etc.», souligne Lotfi Sekkat, directeur général délégué de CIH Bank. Mais avant que Umnia Bank ne devienne pleinement opérationnelle, il va falloir attendre la publication de son agrément (décroché le 2 janvier) au Bulletin officiel, puis la finalisation des autres volets de l’écosystème de la finance participative au Maroc (circulaires produits, circulaires comptables, sukuks, takaful, interaction avec le Conseil supérieur des oulémas,etc). Côté résultats, le CIH affiche des indicateurs commerciaux satisfaisants dans un contexte difficile marqué par un niveau de risque plus élevé dans le secteur bancaire, outre un rétrécissement de la marge d’intermédiation en lien avec la baisse des taux des crédits. Ainsi, l’année 2016 s'est soldée, chez CIH, par une collection nette de 3,3 MMDH.

Les ressources clientèle consolidées ont augmenté de 13,4% pour atteindre 28,4 MMDH, augmentation due essentiellement à la progression de 15,6% des dépôts à vue. Au niveau des crédits, le top management du CIH dit ne pas percevoir dans les résultats 2016 l’effet du ralentissement du secteur immobilier suite à la politique de déstockage adoptée par un certain nombre de promoteurs. Au contraire, CIH Bank parvient à améliorer sa part de marché dans le créneau de la promotion immobilière, boostée par un fort taux de remboursement de crédits anciens. «Sur les 5,5 MMDH de crédits à la promotion immobiliers, environ trois milliards sont issus des remboursements», note le patron de l’ex-Organisme financier spécialisé (OFS). Hors immobilier, le montant des crédits s’élève à 10,4 MMDH, soit une croissance de 24%, confirmant la diversification continue du groupe (l’encours global des crédits est de 36,7 MMDH à fin 2016). Face à la montée en puissance des créances en souffrance dans le secteur bancaire, le coût du risque en social de CIH Bank reste maîtrisé. Pour la troisième année consécutive, les reprises de provisions dépassent les nouvelles dotations, contribuant ainsi au résultat à hauteur de 38,4 MDH.

En revanche, en consolidé et suite à la modification du modèle de provisionnement dans une logique de prudence supplémentaire, le coût du risque à fin 2016 s’établit à 116,2 MDH contre 38,9 MDH en 2015. En conséquence, et du fait de l’évolution du coût du risque, le résultat d’exploitation consolidé ressort à 635,6 MDH et le résultat net part du groupe à 434,5 MDH, en baisse de 85 MDH par rapport à l’exercice 2015, qui s'était caractérisé par un résultat non courant exceptionnel de plus de 70 MDH. 


Ahmed Rahhou
PDG de CIH Bank

Les Inspirations ÉCO : Quelles sont vos ambitions pour Umnia Bank ?
Ahmed Rahhou : Avec nos partenaires, nous mettons beaucoup de moyens et nous comptons être une banque nationale, présente partout et très rapidement. Nous allons démarrer avec un capital significatif de l’ordre de 600 MDH, sachant que le capital minimum requis n’est que de 200 MDH, et nous sommes prêts à l’augmenter. Nous avons l’ambition de couvrir tous les besoins de la clientèle, que ce soit en termes de dépôts (comptes chèques, comptes normaux, cartes de débit, etc) ou en termes de financements participatifs (Mourabaha, Istisna’a, Moucharaka et tout autre produit autorisé par le Conseil supérieur des oulémas). Nous voulons être une banque de plein exercice sur le créneau du financement participatif.

Qu’en est-il du marché ? Est-il prêt ?
Nous pensons qu’il y a une attente concernant ce type de produits par un certain nombre de gens et d’investisseurs. Nous espérons aussi que ce canal pourra attirer les investisseurs étrangers vers le Maroc.

Avez-vous déjà fixé des objectifs à court et moyen termes pour Umnia Bank ?
Nous avons des objectifs que je ne peux dévoiler aujourd’hui. Nous avons travaillé avec nos partenaires sur un plan de développement. Je tiens à signaler qu’il s’agit d’une banque totalement autonome avec ses propres équipes, son siège, son réseau et ses dirigeants. Notre mission de fondateur est aujourd’hui finie. C’est l’équipe dirigeante d’Umnia Bank qui va prendre le relais. 

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