La décision de la CAF du 7 août dernier ne fait que confirmer les retournements de situation au sein de la CAF avec sa mise en tutelle par la FIFA. Si les rouges et blancs ont perdu la précieuse coupe, ils ont réussi à mettre à nu la mauvaise gestion du football africain, au point de pousser la FIFA à prendre des décisions exceptionnelles pour stopper les scandales qui entachent le football africain.

Les dés étaient pipés. Depuis la décision du TAS, le WAC était déjà donné perdant dans ce duel juridique face à l’E.S.T pour gagner ou rejouer la finale retour de Ligue des champions d’Afrique, comme nous le prévoyions dans nos colonnes (édition du 1er août) et comme le confirme Hervé Penot, journaliste spécialiste du foot africain au micro de nos confrères de Médi1 Radio. Il demeure que la décision de la CAF du 7 août dernier ne fait que confirmer les retournements de situation au sein de la CAF avec sa mise en tutelle par la FIFA. La décision de la commission de discipline ne peut être dissociée de son contexte. Désormais la FIFA veut faire le ménage au sein de la CAF et son premier acte était de tourner la page du scandale de Radès le plus rapidement possible, au prix de léser une des parties de ce différend, c’est-à-dire le club marocain, le WAC, dont certes le comportement n’était pas orthodoxe mais répondait à une situation hétérodoxe. Si les rouges et blancs ont perdu la précieuse coupe, ils ont réussi à mettre à nu la gestion scandaleuse du football africain, au point de pousser la FIFA à prendre des décisions exceptionnelles pour stopper les scandales dudit football africain.

Un appel sans espoir
Les décisions du jury disciplinaire de la CAF étaient sévères contre le club casablancais. «Le WAC est perdant du match de la finale retour par forfait, une amende de 50.000 dollars américains (USD) est imposée au club pour abandon du match et une amende de 15.000 dollars lui est infligée pour l’utilisation des fumigènes par les supporteurs», peut-on lire dans cette décision rendue au sujet de la finale de Ligue des champions jouée le 31 mai dernier. Le WAC compte faire appel de cette décision mais le président du club, Saïd Naciri affiche déjà son scepticisme.  «À quoi bon recourir à la CAF à nouveau alors que les résultats sont connus d’avance», déplore-t-il dans une déclaration à une chaîne satellitaire émiratie.

Par contre, le club tunisien s’en sort bien. Hormis «un rappel à l’ordre à Mohamed Meddeb, président du club E.S.T, lui inflige une amende de 20.000 dollars pour son comportement antisportif à l’encontre du président de la CAF», les sanctions contre les Tunisiens sont mises en sursis. «Le jury décide d’imposer au club E.S.T une amende de 50.000 dollars pour l’usage des fumigènes et jets de projectiles et le comportement antisportif de ses supporteurs. Le club E.S.T jouera ses deux prochains matchs interclubs à domicile à huis clos pour l’usage excessif des fumigènes et pétards. Toutefois le jury disciplinaire a décidé de suspendre cette sanction à condition que le club ne soit pas coupable d’une telle infraction pour les douze prochains mois». En prévision du recours du WAC, la CAF vient de reporter la date de la Super Coupe d’Afrique, sans préciser la nouvelle date. Ainsi va notre chère Afrique…


Saïd Naciri
Président du WAC
Nous avons subi une grande injustice. Malheureusement, la CAF est habituée à ce genre de scénario. Al Ahly d’Égypte et Chabab Constantine d’Algérie ont subi le même sort face au même club. La CAF ne veut pas nous rendre justice. La soi-disant commission de discipline ne fait qu’enregistrer les plaintes et confirmer des injustices. Avec la décision du 7 août, la CAF adresse un mauvais message à l’ensemble des clubs d’Afrique qui veulent que justice soit rendue.

Hervé Penot
Journaliste spécialiste du foot africain
Cette décision est en conformité avec les règlements internes de la CAF. Étant donné que la décision du comité exécutif a été annulée par la TAS, la commission de discipline s’est basée sur des textes précis de la CAF. Le texte stipule qu’en cas de refus de poursuivre une rencontre, le club perd par forfait. Le Wydad s’est retrouvé dans cette situation et la décision est tout à fait logique par rapport aux textes de la confédération africaine.

Le Flash Sport

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