Début octobre, la CAF affirmait qu'elle n'avait "jamais réfléchi" à désavouer le Cameroun en lui retirant, malgré les retards flagrants dans les préparatifs, la Coupe d'Afrique des nations (CAN) et qu'elle n'avait pas de solution de remplacement.


Sa volte-face de vendredi l'oblige pourtant à trouver ce plan B "d'ici le 31 décembre", selon le délai qu'elle a elle-même fixé.

Mais peu de pays ont les capacités de réussir là où le Cameroun a échoué: proposer des infrastructures aptes à accueillir une compétition inédite dans son format, avec 24 équipes.

Avant même le début du compte à rebours, l'Egypte a jeté l'éponge en annonçant vendredi qu'elle ne postulerait pas pour cette CAN qui sera la première organisée pendant l'été.

Quant à l'Afrique du Sud, seul pays africain à avoir hébergé une Coupe du monde (2010), elle n'a pas montré de signe d'intérêt. D'autant qu'elle s'est vu retirée pour raisons financières des Jeux du Commonwealth 2022, qui devaient se tenir à Durban pour la première fois en Afrique.

La voie est donc dégagée pour le Maroc qui pourrait annoncer sa candidature "probablement en début de semaine", explique une source à la fédération, tandis que Magdi Abdel Ghani, membre du conseil d'administration de la fédération égyptienne, estime qu'il y a "un consensus pour que le Maroc accueille la compétition".

Membre de la fédération marocaine, Abdelmalek Abroune confirme à l'AFP: "si le Maroc est candidat, il serait le mieux placé".

"Le royaume connait une forte affluence des touristes en été, ce sera une période idéale pour organiser une telle compétition", étaye-t-il. "Le pays dispose de toutes les infrastructures de transport et d'hébergement ainsi qu'une expérience dans ce genre d'événement".

"Le Maroc est la solution idéale pour la CAF, les six villes qui doivent accueillir la CAN sont prêtes avec les six stades", abonde le chercheur en sport Moncef El Yazghi.


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