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La Fédération internationale de tennis a présenté fin février un projet de réforme de la Coupe Davis qui divise, avec pour enjeu de relancer son attrait auprès des tout meilleurs qui ont tendance à la snober après l'avoir gagnée.

La nouvelle formule, soumise à approbation mi-août en assemblée générale à Orlando, prévoit la fin des matches à domicile et à l'extérieur, l'une des grandes caractéristiques de la vénérable compétition créée en 1900. Terminé les quatre weekends prolongés, répartis dans l'année. Place à une semaine de compétition fin novembre dans un seul lieu - peut-être en Asie - où seraient rassemblées les 18 équipes de l'élite. Au programme: phase de groupes, quart de finale, demie et finale. Autres changements d'ampleur : seulement deux simples - au lieu de quatre - et un double par rencontre avec une durée rétrécie à deux sets gagnants.

Rien n'est moins sûr... Les plus grands souhaiteront-ils, en toute fin de saison, quand les organismes sont fatigués, de reporter leurs vacances pour une épreuve qui ne rapportent pas de points au classement ? Le projet de Coupe du monde, sur lequel travaille l'ATP, la "World Team Cup" entretient le flou. Celle-ci pourrait débuter dès janvier 2020 en Australie, c'est-à-dire quelques semaines après la Coupe Davis. Ses avantages? Elle rapporterait jusqu'à 1000 points et ferait office de préparation avant le premier tournoi majeur de l'année, à Melbourne. Les joueurs privilégieraient-ils la WTC au détriment de la Davis?

Les pour et les contre

L'évolution de la compétition fait à peu près consensus. L'ITF estime que la Coupe Davis n'est plus viable économiquement en l'état, pour des raisons liées à la participation des meilleurs, aux audiences télés et à son attractivité commerciale. Et ce, même si les recettes ont augmenté entre 2015 et 2017. Mais les orientations prises nourrissent la contestation. Si l'ex-vedette américaine Andy Roddick y est favorable, d'autres anciens N.1 mondiaux, les Australiens Lleyton Hewitt et Patrick Rafter, le Russe Ievgueni Kafelnikov, sont contre. Arrêter les matches à domicile et à l'extérieur, c'est dénaturer l'esprit de la compétition selon eux. En France, le sujet est clivant, avec d'un côté des joueurs en activité (Pouille, Mahut, Herbert...) et anciens (Noah, Pioline...) qui la jugent trop radicale et de l'autre, un président, Bernard Giudicelli, qui la soutient en tant que membre du Board de l'ITF et responsable du comité Coupe Davis. A l'origine, il aurait souhaité la raréfier, en l'organisant tous les deux ans dans son format actuel. Une alternative qui compte des partisans parmi les opposants.

 

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