Le nouveau complexe sportif parisien se démarque par son architecture et son mode de construction. Le bâtiment se veut moderne, innovant et respectueux de l'environnement. Tout a commencé en 2011, lorsque la mairie de Paris a lancé un concours pour la réalisation de ce nouveau complexe, situé sur le boulevard Suchet, dans le 16e arrondissement. La compétition a été remportée par l'agence Koz Architectes. Pour préserver la vue des riverains sur l'hippodrome de Longchamp, les architectes ont eu l'idée de créer un bâtiment tout en longueur et semi enterré. «Le jeu d'encaissement des volumes permet de limiter son émergence, c'est presque une clôture habitée», indique l'agence. Cette grande linéarité donne l'effet d'un grand vaisseau au milieu duquel se trouve une grande faille.

Cette dernière marque l'entrée du complexe et accueille le mur d'escalade. Celui-ci est donc installé sur la partie la plus haute du bâtiment, à savoir du sous-sol jusqu'à plusieurs mètres de hauteur au-dessus du niveau de la rue. Les grimpeurs montant vers la lumière, puisque que le bâtiment dispose d'une ouverture zénithale. «Cette implantation libère un grand espace intérieur, ouvert sur le bois et continu entre les deux squares», ajoute la notice architecturale. La particularité de ce complexe sportif est d'être entièrement conçu en bois, avec différents systèmes constructifs.

L'utilisation du bois a séduit la ville. Dans le détail, le gymnase Suchet représente environ 1.400 m3 de bois soit 610 tonnes. Le bâtiment, d'une superficie de 2.300 m², comprend un gymnase, un terrain pour la pratique de sports collectifs, deux salles de sport pour les arts martiaux et une aire d'escalade. Une salle de sport en structure légère permet également la pratique du basket et du tennis.

L'ensemble du bâtiment est recouvert d'une toiture végétalisée avec une épaisseur de 15 cm de substrat. Par ailleurs, les aménagements extérieurs ont fait l'objet d'une attention particulière, avec l'implantation d'une noue permettant d'anticiper les exigences du PLU sur le traitement des eaux pluviales. L'ensemble des salles est visible du public. «Tout est fait pour mettre en scène les activités», précise Christophe Ouhayoun, l'un des architectes de Koz Architectes. «Il y a une grande générosité des espaces publics, cela permet des usages différents dans le hall d'entrée», ajoute-t-il. La livraison de ce projet, qui coûtera à la ville de Paris la somme de 12 millions d’euros, est prévue pour avril 2017.

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