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Pour la quatrième année consécutive, le marché du neuf bat un nouveau record, clôturant à plus de 177.000 véhicules vendus. Avec une hausse de 5,2%, il s’avère être en phase avec le taux de croissance annuelle moyen tel que mesuré par l’association qui fédère les importateurs de ce marché.

Si le marché national des véhicules neufs connaît une croissance régulière d’une année à l’autre, la tendance à l’achat est accentuée pendant les années «salon». 2018 n’a donc pas dérogé à cette règle, se soldant par un nouveau record avec précisément 177.359 véhicules (toutes segmentations et classifications confondues) vendus par l’ensemble des membres de l’Association des importateurs automobiles au Maroc (AIVAM), soit une croissance annuelle de l’ordre de 5,2%. C’est, entre autres chiffres dévoilés, ce qui a été longuement commenté lors d’une conférence de presse tenue lundi matin à Casablanca.

Une rencontre principalement animée par Adil Bennani, président de l’AIVAM, qui a mis en relief les principales tendances de ce bilan 2018. À commencer par la reprise du segment des véhicules utilitaires légers (VUL) qui a pu renouer avec la croissance dès le deuxième trimestre pour se chiffrer à 14.285 unités en fin d’année, soit une hausse annuelle de 6,8%. Autre fait marquant: le SUV pèse désormais 25% des ventes de voitures particulières (VP) et devient le deuxième segment le plus prisé avec la plus forte croissance en 2018 (+27,4%).

À l’inverse, le premier segment -celui de la citadine- fait quasiment du surplace (-0,2%), mais représente toujours un quart des ventes de VP (25,8%). Troisième segment du marché, celui des ludospaces, qui a connu une progression correcte (+7,3%) et constitue plus que jamais un pilier du marché (17,9%). On apprend également que la part du diesel s’élève à 93,9% et que les ventes de voitures hybrides et électriques ont plus que triplé par rapport à 2017, mais demeurent marginales (0,6%) avec 1.140 unités.

Enfin, les ventes de voitures premium représentent 7% du marché VP, et leur croissance s’avère bien plus forte que celle des marques généralistes (lire encadré).

Groupe Renault : plus de 75.000 ventes !

Par opérateur, même si le poids des 10 premières marques se chiffre à 85,5%, la croissance a davantage profité aux labels hors top 10, dont les volumes cumulés ont crû de 13% l’an dernier. Sans surprise, c’est toujours la filiale commerciale du Groupe Renault Maroc qui domine -et de loin- avec pas moins de 75.418 véhicules vendus entre ses deux marques Dacia (49.649 ventes) et Renault (25.769), accaparant une part de marché exceptionnelle de 42,5%! Incontestablement, la force de frappe commerciale de Renault Commerce Maroc est sans commune mesure avec celle du reste du marché.

Ses deux marques occupent le top 10 des modèles les plus vendus par segment et notamment ceux des citadines, compactes, ludospaces, monospaces, SUV et fourgons grâce auxquels Renault reprend le leadership du VUL. On retiendra aussi que si la Dacia Logan est restée le modèle le plus vendu au Maroc (13.280 unités), la Renault Clio, elle, est toujours la citadine la plus prisée du royaume et le deuxième best-seller tous segments confondus, devant la Sandero. 

Peugeot revient en force

Encore 7e au classement à fin juin, Peugeot a littéralement accéléré durant le second semestre, au point de remonter à la troisième place! Les ventes annuelles de la marque au lion ont ainsi dépassé la barre des 12.000 unités, soit une croissance à deux chiffres (+12,7%). Merci à la 208 qui, dans sa version Pack Edition, a été reconfigurée à la hausse (clim’, écran tactile, jantes alu’, phares antibrouillard) à moindre coût (138.900 DH) et a vu ses ventes s’envoler l’an dernier avec plus de 4.500 ventes, dont 1.000 en décembre.

La gamme SUV n’est pas en reste et affiche une croissance de 70% grâce aux ventes soutenues des Peugeot 2008, 3008 et 5008. Autre marque importée et distribuée par Sopriam, Citroën signe une belle année 2018, avec près de 7.750 nouvelles immatriculations, ce qui correspond à une hausse plus vigoureuse (+18%) et la positionne au 8e rang du classement.

Outre les traditionnels best-sellers (Berlingo et C-Elysée), la marque aux chevrons doit son salut aux récents modèles comme les C3 Aircross et C4 Cactus, mais surtout à la C3 qui s’est arrachée à plus de 764 exemplaires en décembre. Au final, Sopriam retrouve des couleurs et totalise une part de marché (PDM) de 13,6%, confirmant dans les faits la vision stratégique Built Up 2020 telle qu’elle a été tracée par son PDG, Marouane Tarafa, et menée sur le terrain par son DG, Khalid Kabbaj.

Volkswagen et Hyundai: stagner, c’est résister !

Toujours dans le top 5, Volkswagen termine l’année à un peu moins de 12.000 unités, ce qui correspond à une baisse marginale (-1,2%) et une PDM de 6,7%. La marque allemande s’est essentiellement appuyée sur trois segments à commencer par celui du SUV (Tiguan, Touareg), suivi par celui du ludospace (Caddy) puis la compacte (Jetta, Golf). Comme l’an dernier, Hyundai occupe la 5e place du classement.

L’importateur du 1er constructeur coréen totalise plus de 11.000 ventes, soit 1,2% de plus qu’en 2017 et une PDM de 6,2%, ce qui reste respectable pour une marque non-européenne impactée par 17,5% de droits de douane. Hyundai reste «intouchable» dans le segment de la citadine sedan avec l’Accent et profite d’une forte présence sur le marché du SUV grâce au trio à succès Creta-Tucson-Santa Fe.

 

Des performances contrastées

Dans la seconde moitié du top 10, la marque Fiat (6e) réalise une belle progression (+19%) avec des ventes au-dessus de la barre symbolique des 10.000 unités. Ce n’est pas le cas de l’importateur de Ford (7e) qui a plongé l’an dernier (-33,5%), pénalisé par la stratégie et la politique tarifaire de sa maison-mère. Neuvième au classement, Nissan fait partie des marques qui ont stagné l’an dernier (-1,7%), malgré une bonne performance en décembre (plus de 1.000 unités) et la forte assise de son réseau (Auto Hall).

Fermant le top 10, Toyota signe la plus forte croissance de ce classement (+30%) et franchit le seuil des 6.300 ventes, dont plus de 2.500 Yaris! Enfin, et dans le reste du classement, signalons les bons résultats commerciaux de Skoda et Opel qui ont vendu respectivement 3.044 et 2.004 véhicules, soit des hausses respectives de 21,7 et 61,5%.

Quant à la nouvelle année, elle se présente sous de bons auspices. «Nous sommes dans un pays qui a toujours besoin d’équipement automobile, nous pouvons donc espérer une croissance en 2019», a déclaré, non sans optimisme, Adil Bennani. Le président de l’AIVAM a aussi profité de cette sortie médiatique pour dresser un état d’avancement du projet de dématérialisation du processus d’immatriculation.

Développée conjointement avec un prestataire de renom (M2M-Assiaqa Card), une solution inédite, consistant «à mettre en place une application web sécurisée chez les concessionnaires leur permettant de procéder directement à la demande de nouvelles immatriculations et de dématérialiser l’ensemble des échanges avec les partenaires de l’écosystème de transport», est actuellement en phase d’essais et devrait être définitivement bouclée d’ici le 1er semestre 2020. Si le marché automobile marocain progresse, ses procédures s’améliorent aussi sous l’impulsion de l’AIVAM, corporation résolument tournée vers l’avenir.


Voitures premium : Mercedes-Benz, leader à plus de 3.100 ventes !

Si elles n’ont représenté que 7% du marché de la VP en 2018, les ventes des labels haut de gamme ont progressé de 17,4%, soit quatre fois plus que celles des marques généralistes (4,1%) à précisément 12.603 unités. Par rapport à 2017, rien n’a changé dans le classement des marques premium les plus prisées. Ainsi, pour la deuxième année consécutive, Mercedes-Benz domine ce segment avec 3.105 VP vendues, parmi lesquelles la berline Classe E (photo) qui arrive en tête avec près de 750 ventes.

À noter que dans ces volumes ne figurent pas les 899 VUL badgés d’une étoile, eux aussi nouvellement immatriculés par Auto Nejma en 2018, pour un total de 4.004 véhicules vendus. Malgré cela, la PDM de Mercedes s’est légèrement contractée dans le premium à 24,6% (contre 29,6% à fin 2017), mais plus au profit d’autres labels que ses challengers compatriotes.

En effet, si BMW et Audi arrivent deuxième et troisième avec respectivement 2.712 (+2,8%) et 2.572 (+4,5%), ce sont surtout Land Rover (4e), Volvo (5) et Jaguar (6e) qui signent les meilleures croissances du segment, soit respectivement +96%, +45% et +60%. En revanche, avec 162 ventes (contre 188 en 2018), l’importateur de Porsche finit dans le rouge (-13,8%), pénalisé par la grosse décision du constructeur d'arrêter le diesel.

Enfin, nouvel arrivant sur le marché, Lexus (groupe Toyota du Maroc) n’a écoulé que 69 modèles en tout juste 9 mois, ce qui constitue un bon début, d’autant plus que la quasi-totalité de cette gamme ne jure que par des motorisations hybrides-essence.


-  Point de vue  -

Adil Bennani Président de l'AIVAM

L’année 2018 est un bon cru avec une progression de 5,2% qui s’inscrit dans la trajectoire normale de nos taux de croissance depuis 10 ans qui est de 5,5%. Parmi les bonnes surprises, la croissance n’est pas limitée aux véhicules de tourisme, puisqu’on la retrouve du côté des utilitaires, ce qui est un bon signe pour notre économie. Deuxième bon signe, cette croissance est désormais territoriale et non plus cantonnée aux grandes villes, puisqu’elle est supérieure dans le reste du royaume et en dehors des quatre plus grandes villes que sont Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir qui, elles, connaissent une hausse d’environ 3% seulement.

Signalons aussi une petite surprise qui est que le principal segment du marché, à savoir celui de la citadine, n’évolue pas. En revanche, le segment du SUV, sous la dynamique des nouveaux modèles et des prix promotionnels, réalise une croissance de 27%, et c’est en fait LE segment qui a boosté le marché. Comme à son habitude, le segment des voitures premium reste dynamique et fait mieux que la moyenne du marché.

S’agissant de 2019, celle-ci devrait être une année de croissance normale et si l’on parvient à la clôturer avec une hausse de 5%, ce serait très bien. Cette année sera surtout celle d’un grand chantier dans notre secteur, à savoir le projet de dématérialisation de l’immatriculation automobile. Ce chantier, qui nous a mobilisés durant ces deux dernières années, est devenu aujourd’hui une réalité puisque nous avons quasiment la totalité des opérateurs qui y ont adhéré avec déjà 15.000 dossiers instruits via la nouvelle plateforme.

Bientôt, nous passerons à la phase 2 de ce projet, à savoir celle du paiement des droits en ligne, puis nous attendrons un peu pour voir ce système mûrir avant de passer à la phase 3, qui correspond à une dématérialisation totale et instantanée du processus d’immatriculation et ce, d’ici le premier trimestre de l’année prochaine.

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